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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 13:56

Between 400 000 and 450 000 euros! According to the Executive, this is the amount of fees already received from the Territorial Community of Corsica by Tétra consultancy for carrying out the PADDUC!

Indeed, this sum is nothing in comparison to the damages that would be done to our country, if it was ratified by the Assembly of Corsica.

But even so, paying such money for this text! In comparison, Xavière Tibéri’s prose so decried in its time appears particularly brilliant (and a good bargain!)

The PADDUC composed of an uninteresting verbiage, riddled with nonsense, and outdated figures, would deserve to be in a true collection of sayings, but we have no time to do that here. Just one example: in the middle of this “measure”, we find a growth forecasting of … 5%! Even Antoine Sindali, member of the Executive Council, was forced to recognize that this was “not serious”!

A “minus five Baccalaureat” student handing over such a paper would see himself awarded the dunce’s cap!

 

Jean-Guy Talamoni

 

n.b. Baccalauréat is the last French high school degree.

 

 

 

 

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 20:34
 

Devant l’acharnement des autorités politiques et judiciaires à faire condamner Yvan Colonna, certains responsables corses en ont appelé à « l’honneur de la France ». Cela révèle pour le moins une stupéfiante naïveté. Non pas que ce grand peuple, qui n’est pas le nôtre, soit dépourvu d’honneur. Il serait injuste de dire cela. Nombreux sont les Français, ce soir, à être choqués par la situation faite à Yvan Colonna. Le problème est que dans un pays, lorsque l’injustice s’installe solidement au plus haut niveau de responsabilité politique, l’honneur est le cadet des soucis de ceux qui décident de la vie, de la mort, de la liberté ou de la réclusion… Aurait-il été raisonnable d’en appeler à l’honneur de la Russie au temps des procès staliniens ou à l’honneur de l’Espagne lorsque les franquistes étaient aux commandes ?

La France qui persécute Yvan Colonna n’est ni celle de Victor Schoelcher ni celle de Jean Moulin.

Son honneur semble - durablement - entre parenthèses.

 

JGT

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 20:33

Facing the judiciary and political authorities’ determination to condemn Yvan Colonna, some Corsican leaders have called upon “France’s honour”. This reveals, for the least, an amazing naivety. Not that this great nation, which is not ours, be honourless. It would be unjust to say that. This evening, many among the French are shocked regarding the situation endured by Yvan Colonna. The problem is that when in a country injustice sets firmly foot in at the highest level of political responsibility, honour is the least of worries of those who decide about life, death, freedom, and imprisonment… Would it have been reasonable to call upon Russia’s honour during the stalinist trials? Or to Spain’s honour when the leaders were pro-Franco?

France, which is persecuting Yvan Colonna, is neither the one of Victor Schoelcher nor the one of Jean Moulin.

Its honour seems between brackets for a long time.

 

Jean-Guy Talamoni

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 10:36

  

Lors de sa dernière réunion, l’Assemblée de Corse était saisie d’une motion du groupe « PNC-CHJAMA » relative au procès d’Yvan Colonna. Cette motion rappelait un certain nombre d’évidences, notamment « qu’Yvan Colonna ne semble pas avoir bénéficié d’un traitement équitable de son cas ». (C’est le moins que l’on puisse dire !)

Aussi, le projet de délibération demandait au ministre de la justice « de tout mettre en œuvre pour que le procès en appel d’Yvan Colonna bénéficie de toutes les garanties quant à l’application du droit à l’équité judiciaire, conformément à l’article 6 de la convention Européenne des droits de l’Homme et de veiller au respect le plus strict des fondements et des grands principes de la justice. »

Cette motion n’est même pas parvenue dans l’hémicycle : elle a été écartée par la « commission permanente » qui l’a jugée irrecevable.

Il est vrai qu’il était pour le moins improbable de voir les Ponce Pilate de la CTC désavouer, même du bout des lèvres, leurs maîtres parisiens.

 

Jean-Guy Talamoni

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 08:59

Une française de 34 ans, Florence Cassez, vient d’être condamnée par la justice mexicaine à finir ses jours en prison pour des crimes qu’elle n’a manifestement pas commis. La version de l’accusation se heurte à de graves contradictions. Par exemple, elle lui reproche des infractions ayant eu lieu en 2002 alors qu’elle est arrivée au Mexique en… 2003 ! Un seul élément semble expliquer cette décision dont l’injustice est tout à fait évidente : la volonté de ne pas désavouer le ministre mexicain de la sécurité publique, Genaro Garcia Luna.

En résumé : une condamnation injuste et d’une lourdeur extrême, une position de l’accusation parfaitement intenable, une juridiction soumise à la volonté d’un ministre de l’intérieur…

Ca ne vous rappelle rien ?

Autre point inquiétant : la condamnation vient d’être confirmée en appel, sans même que le ministre Genaro Garcia Luna ne soit devenu entre-temps Président de la République mexicaine…

 

Jean-Guy Talamoni

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 17:03

 

Transavia, la compagnie low cost d’Air France, « partenaire » de la CCM, a décidé de créer une desserte bi-hebdomadaire entre Orly et… Olbia en Sardaigne ! Des vols proposés à partir de 50 euros pour une destination directement concurrente de la Corse : il s’agit d’une véritable provocation… L’occasion aurait pourtant été excellente de lancer une démarche profitable à l’île, de rechercher un équilibre, une complémentarité entre d’une part le low cost et de l’autre le service public corse dont Air France est par ailleurs partie prenante. Et ce sans faire la moindre concession en termes de sécurité, précisément parce qu’il s’agit d’une filiale d’Air France, dont on peut logiquement attendre les mêmes garanties. Malgré les déclarations d’amour faites à la Corse par sa direction, malgré le partenariat qui la lie à la compagnie aérienne de la CTC, la société française bafoue ouvertement nos intérêts collectifs. Ne s’en étonneront que ceux qui, à l’image des locataires du cours Grandval, attendent encore que le salut vienne de Paris. Il est vrai qu’ils ne peuvent mordre la main qui les nourrit.  

 

 

Jean-Guy Talamoni 

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 19:21

   

« Pourquoi changerions-nous notre jurisprudence ? (…) L’Europe se sert de nos cuisiniers, de nos tailleurs, de nos perruquiers ; donc nos lois sont bonnes. »

Voltaire, Dictionnaire philosophique, article « Torture ».

 

 

« Vous êtes en mission ! » a lancé Yvan Colonna à Didier Wacogne, président de la Cour d’assises. L’accusation est grave. Elle pourrait même paraître extravagante aux yeux du citoyen français – ou corse – moyen, qui a si souvent entendu évoquer l’indépendance des juges comme l’un des principes intangibles de la République française. Pour ébranler ses certitudes, on pourrait lui rappeler certains épisodes pénibles de l’histoire judiciaire française, telle la création des « sections spéciales » de Vichy. Et oui, à  cette époque également, une légalité formelle avait été ménagée pour couvrir l’injustice… Ce qui n’a pas empêché les juristes qui y ont collaboré de se déshonorer.


Mais voyons plutôt par quel mécanisme judiciaire une telle « mission » pourrait être donnée, et par qui.


En fait, derrière l’opacité apparente des procédures de désignation, les choses sont relativement simples : le président de la Cour d’assises et les assesseurs sont désignés par le premier président de la Cour d’appel (articles 245 et 250 du Code de procédure pénale), lequel premier président est nommé… par décret du Président de la République (Ordonnance du 28 novembre 1958, article 2) !

CQFD.

 

Jean-Guy Talamoni

 

 

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 22:19

 

« Pour que le colonisateur soit complètement le maître, il ne suffit pas qu’il le soit objectivement, il faut encore qu’il croie à sa légitimité ; et pour que cette légitimité soit entière, il ne suffit pas que le colonisé soit objectivement esclave, il est nécessaire qu’il s’accepte tel. En somme le colonisateur doit être reconnu par le colonisé. »

Albert Memmi, Portrait du colonisé.1

 

Entendu à la radio (RTL, je crois), hier soir dans le taxi qui me ramenait à Orly après avoir assisté à une audience du surréaliste procès Colonna : quelques « observateurs avisés » français commentaient doctement les événements de Guadeloupe. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on était loin de la repentance. Les Guadeloupéens en général, et en particulier le LKP, étaient tout bonnement accusés de… racisme ! C’est sûr, c’est un véritable scandale de les entendre dire – et chanter – « La Gwadeloup sé tannou ! ». Presque aussi choquant que d’entendre les Corses affirmer « Issa terra hè a nostra ! ». (Puisque dans un cas comme dans l’autre, le drapeau français flotte depuis si longtemps…) Et ingrats avec ça : ils s’obstinent à ne pas vouloir reconnaître les « bienfaits de la colonisation »…

 

JGT

 

1. Payot, 1979, p. 118.

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 09:57

 

L’éloignement géographique, les différences si apparentes en termes de traits naturels et culturels, seront relevés de façon péremptoire par certains observateurs prétendument avisés. Ils fonderont ainsi leur position habituelle, généralement exprimée par ces mots définitifs : « Ca n'a rien à voir ! »

Et pourtant, des rapprochements sont aujourd’hui opérés : blessure originelle (pour les uns le drame de l’esclavage et pour les autres celui d’une annexion sanglante), situation économique et sociale, asymétrie des relations entretenues depuis des siècles avec la France… Sans compter la couleur des uniformes et la forme des casques que les uns et les autres voient débarquer sur leur terre, à la moindre contestation de leur part. Tout ceci explique largement l’intérêt observé depuis quelques jours dans notre pays pour des événements secouant d’autres îles, si « lointaines », comme disent les slogans touristiques…

Cette solidarité naturelle peut-elle se muer en communauté de lutte ? Certains, à Paris, semblent le redouter. Ce qui confirmerait, si besoin était, la justesse et la pertinence d’une telle démarche…

 

JGT

 

 

 

 

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 21:00

À lire, absolument : le « manifeste de neuf intellectuels antillais pour des sociétés post-capitalistes ». Il s’agit d’un texte lumineux, notamment signé par Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant, récemment auteurs d’une adresse au nouveau président des Etats-Unis, dont l’élection a constitué selon eux un « miracle poétique ». Avec d’autres importantes personnalités du monde de la pensée ils se penchent à présent, à travers ce manifeste, sur la signification du mouvement social antillais ainsi que sur les perspectives qu’il ouvre pour les pays dévastés par la colonisation et la dépendance. Affirmant leur « solidarité pleine et sans réserve aucune », les auteurs dévoilent les relations profondes unissant le prosaïque (pouvoir d’achat, panier de la ménagère…) et le poétique (aspiration à l’épanouissement de soi). Une démonstration limpide qui débouche tout naturellement sur une « vision » :

« Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d’être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s’inscrit dans l’horizontale plénitude du vivant… »

Observons pour notre part que ces mots pourraient aussi bien s’appliquer à d’autres peuples, dont le nôtre…

 

JGT

 

Lire le manifeste sur Le Monde.fr : thttp://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1156114,0.html

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Présentation

  • : Jean-Guy Talamoni
  • : Jean-Guy Talamoni est avocat. Président de l'Assemblée de Corse, il a publié deux ouvrages politiques, "Ce que nous sommes" (Ramsay/DCL, 2001) et "Libertà" (2004), ainsi que trois livres sur la langue corse.
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