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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 16:43

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Motion

 

Avec demande d’examen prioritaire déposée par Jean-Guy Talamoni au nom du groupe Corsica Libera

 

Considérant la situation extrêmement difficile de nombreux Corses emprisonnés hors de l’île, ainsi que les difficultés matérielles et morales rencontrées par leurs familles.

 

Considérant les précédentes délibérations prises par l’Assemblée de Corse demandant le rapprochement en Corse des prisonniers.

 

Considérant les différentes démarches engagées en ce sens tant par les élus corses que par les militants politiques et associatifs.

 

Considérant les engagements gouvernementaux pris à ce sujet il y a plusieurs années, lesquels n’ont pas été suivis d’effet.

 

Considérant que la nouvelle mandature doit être l’occasion d’une réaffirmation de cette exigence de justice par les représentants élus de la Corse.

 

Considérant que durant la campagne électorale et au moment de l’installation de la nouvelle Assemblée, des appels au dialogue et à la construction en commun ont été lancés de toutes parts.

 

Considérant que la recherche d’une sortie de crise ne peut se concevoir sans la prise en compte de la question des prisonniers, dont le rapprochement en Corse doit être conçu comme le prélude à leur libération, condition essentielle d’une réelle solution politique.

 

L’Assemblée de Corse

 

Réaffirme solennellement sa volonté de voir les prisonniers corses transférés dans l’île, et ce dans l’attente de leur libération, cette dernière étant indissolublement liée à une évolution positive de la situation politique de la Corse.  

 

 

 

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Published by jean-guy talamoni - dans Articles politiques
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commentaires

Sacha Y. 14/04/2010 20:00


Bravo pour votre résultat aux dernières élections. Cela prouve que le mouvement indépendantiste est réellement ancré dans la mémoire collective du peuple corse.


NISSART 10/04/2010 13:42


Et si nous n’étions plus Français….

Les peuples du comté Niçois et Savoisien réclament l’application du droit international pour préparer l’avenir de leurs pays. La caducité du traité d’annexion du 24 mars 1860 est effective. En
effet, ce traité a été suspendu durant la seconde guerre mondiale. Le traité de Paix de 1947 a disposé très précisément dans quelles formes et délais devaient être remis en cours les traités liant,
avant la guerre, les belligérants à l’Italie ; le traité de Paix disposait également que les traités qui ne feraient pas l’objet de ces procédures seraient purement et simplement abrogés. Après
vérification auprès du secrétariat des Nations Unies, il s’avère que la République française n’a pas enregistré le traité du 24 mars 1860 aux Nations Unies comme le prévoyait impérativement le
traité de Paix de 1947. Le traité du 24 mars 1860 signé à Turin est donc abrogé purement et simplement du fait des dispositions formelles du traité de Paix international de 1947.

Charte des Nations Unies:

Chapitre XVI Dispositions diverses (Article 102)

1. Tout traité ou accord international conclu par un Membre des Nations Unies après l’entrée en vigueur de la présente Charte sera, le plus tôt possible, enregistré au Secrétariat et publié par
lui.

2. Aucune partie à un traité ou accord international qui n’aura pas été enregistré conformément aux dispositions du paragraphe 1 du présent Article ne pourra invoquer ledit traité ou accord devant
un organe de l’Organisation.

Traité de paix du 10 février 1947 (Section IX Traités bilatéraux Article 44):

1. Chacune des Puissances Alliées ou Associées notifiera à l’Italie, dans un délai de six mois à partir de l’entrée en vigueur du présent Traité, les traités bilatéraux qu’elle a conclus avec
l’Italie antérieurement à la guerre et dont elle désire le maintien ou la remise en vigueur. Toutes dispositions des traités dont il s’agit qui ne seraient pas en conformité avec le présent Traité
seront toutefois supprimées.

2. Tous les traités de cette nature qui auront fait l’objet de cette notification seront enregistrés au Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies, conformément à l’article 102 de la Charte
des Nations Unies.

3. Tous les traités de cette nature qui n’auront pas fait l’objet d’une telle notification seront tenus pour abrogés.

La constitution française (Articles 5. et 55).

Art. 5. - Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat.

Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités.

Art. 55. - Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son
application par l’autre partie.

Juridiquement, les peuples du comté de Niçe, Savoisien et Corse (traité de 1768 étant aussi abrogé) sont donc libres de choisir leurs destins à condition qu’ils en fassent la demande formelle
!!

“pour que le droit des gens ne soit pas une vaine parole”… Jousé Garibaldi


Présentation

  • : Jean-Guy Talamoni
  • Jean-Guy Talamoni
  • : Jean-Guy Talamoni est avocat. Président de l'Assemblée de Corse, il a publié deux ouvrages politiques, "Ce que nous sommes" (Ramsay/DCL, 2001) et "Libertà" (2004), ainsi que trois livres sur la langue corse.
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