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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 16:00

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Per contu meu, ùn aghju micca vutatu.
Hollande ùn hè u nostru presidente chì a Francia ùn hè u nostru paese.
Ma pudemu, quantunque, dì ciò chì ellu riprisenta per noi Sarkozy.
Sarkozy ghjè :
A miseria chì si sparghje in Corsica quant'è in Francia, u PADDUC, Clavier, u RAID, u ghjudice Courroye, a SDAT, i so amichi in ogni locu per fà i colpi più storti, e cundanne, e prigioni...
Allora, sta sera, li dimu bon' viaghju.

(6.V.2012)

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Published by jean-guy talamoni - dans Articles politiques
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Libertà 11/05/2012 11:37

LE SARKOZYSME : CHI MISERIA !

Dans une des régions les plus policées et les plus juridiquement encadrées, les meurtres et les disparitions non élucidées "s'accumulent"... ???

http://www.corsematin.com/article/ajaccio/enquete-sur-les-disparus-dajaccio-lannee-de-%C2%AB-calvaire-%C2%BB-des-familles.653707.html

Publié le vendredi 11 mai 2012 à 07h17

Les parents de Guillaume Orsini sont sans nouvelle de leur fils, vu pour la dernière fois il y a un an avec Christophe Santini, lui aussi introuvable.

Dans la nuit du 12 au 13 mai 2011, Guillaume Orsini, 28 ans, et Christophe Santini, 38 ans, disparaissaient dans le centre d’Ajaccio sans laisser de trace. L’instruction cible un « meurtre en bande
organisée »
Il me manque terriblement et on est au courant de rien. » Les mots de la mère de Guillaume Orsini tremblent encore quand elle évoque la mémoire de son fils. Dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13
mai 2011, il était vu pour la dernière fois en compagnie de son ami Christophe Santini dans le centre d'Ajaccio. En fin d'après-midi, son fils lui indiquait qu'il avait un rendez-vous chez le
médecin. Le soir, le lendemain et les jours suivants, elle n'allait trouver que la voix métallique de Guillaume sur son répondeur.

L'enquête, elle, ne démarrait que cinq jours plus tard, quand une double disparition inquiétante était signalée au commissariat d'Ajaccio. « J'étais persuadée qu'il était en garde à vue, puisqu'ils
peuvent les garder 96 heures et que l'on ne me donnait pas de nouvelle », poursuit-elle.

« Piste criminelle privilégiée par la justice »

Demain, cela fera une année qu'elle échafaude tous les scénarii. Qu'elle s'« attend au pire ». Et qu'elle s'y est habituée. Le père de Guillaume, Dominique Orsini le sait : si son fils avait dû
partir précipitamment, un mot aurait été glissé, un coup de fil donné…

À cette absence, est venu se greffer le « silence » de la justice. En douze mois, il compte trois contacts avec les policiers. Un avec le magistrat.« Quand on appelle la police, on nous dit juste :
"Affaire en cours !", sans rien d'autre », signale-t-il. Son conseil montait hier au créneau. « La famille de Guillaume Orsini vit un véritable calvaire psychologique depuis aujourd'hui un an. Sans
nouvelle de leur fils, ses parents n'ont jamais voulu croire à une disparition brutale et ont toujours voulu espérer en son possible retour », résume dans un courrier leur avocat, Me Antoine
Vinier-Orsetti. Et de noter : « Ceci étant, si une information judiciaire avait été ouverte initialement du chef de disparition inquiétante, c'est depuis plusieurs mois la piste criminelle qui est
privilégiée par la justice. En effet, ce sont aujourd'hui des faits de meurtre en bande organisée qui sont instruits par un juge ajaccien. »
Sans révéler des éléments du dossier, le procureur Thomas Pison confirme que des « investigations sont en cours ». Secret de l'instruction oblige, le parquetier souligne que la justice n'a pas
vocation à les « expliquer sur la place publique. »

Mais il convient que la caractérisation de la juge Hélène Gerhards laisse la place aux hypothèses les plus noires. C'est à partir d'un renseignement anonyme que les policiers avaient au préalable
mené des vérifications qui s'étaient avérées infructueuses à la fin du mois de juin. Le mobile, lui, n'est pas clarifié. Le sera-t-il ?« La famille attend beaucoup des investigations qui continuent
d'être menées afin que toute la lumière soit faite sur ce terrible et douloureux dossier. Elle ne se résoudra jamais à ne pas savoir ce qui a pu arriver à leur fils. En ce triste anniversaire, leur
détermination et leur espoir restent intacts », conclut l'avocat.

« Si la police les avait arrêtés, ils seraient vivants » ???

Tenant la lettre de son avocat dans sa main, le père de Guillaume Orsini veut à présent regarder la réalité en face. La voix juste, le ton posé, il revient sur les hypothèses, un temps avancées : «
Je veux bien qu'ils aient été impliqués dans un trafic de drogue, mais cela ne mérite pas de disparaître ».

Lors de la perquisition menée au domicile de son fils, rien n'avait pu étayer la piste des « stups ».
Ce jour-là, il se souvient des paroles d'un enquêteur évoquant des écoutes préalables, ??? des filatures. ??? « La police m'a dit qu'ils étaient surveillés et qu'ils allaient être arrêtés dans deux
ou trois jours », relate Dominique Orsini. Pourquoi et comment ont-ils pu échapper à la surveillance des enquêteurs ? « On ne peut être constamment derrière eux », aurait rétorqué l'enquêteur au
père. Mais la question est de savoir pourquoi une telle arrestation, si elle était effectivement imminente, n'a pu être menée. Encore une question qui pourrait ne pas trouver de réponse.

« Quelqu'un doit bien avoir vu quelque chose ! »

« Ils ont du boulot, c'est vrai, mais s'ils avaient été arrêtés, ils seraient en prison et on les aurait toujours en vie », regrette Dominique Orsini, tout en livrant sa propre opinion. « Je me
demande plutôt s'ils n'ont pas vu quelque chose qu'ils n'auraient pas dû voir, estime-t-il. On nous dit qu'il y a beaucoup d'affaires en cours et on reste sans nouvelle, et c'est insupportable »,
reprend-il dignement. Le quinquagénaire qui s'exprime pour la première fois dans la presse en profite également pour lancer un appel à la population.

« Ce n'est pas possible ! On ne peut pas disparaître entre la rue du Roi-de-Rome et la place du Diamant sans que personne n'ait rien vu : quelqu'un doit bien avoir vu ou entendu quelque chose ! »,
affirme-t-il. S'il s'est un peu plus accoutumé à l'idée de ne plus revoir son fils, celle que l'affaire tombe dans les oubliettes n'est pas pensable. La mère de Guillaume Orsini le clame d'ailleurs
comme une prière :

« Je ne veux pas qu'on oublie ».

Présentation

  • : Jean-Guy Talamoni
  • Jean-Guy Talamoni
  • : Jean-Guy Talamoni est avocat. Président de l'Assemblée de Corse, il a publié deux ouvrages politiques, "Ce que nous sommes" (Ramsay/DCL, 2001) et "Libertà" (2004), ainsi que trois livres sur la langue corse.
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