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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 07:19

Dans le flot d’insanités récemment déversées par Christophe Barbier sur la Corse et les Corses, une phrase peut être tout particulièrement relevée :

« Rage contre ces fous qui pensent que la Corse, si elle quittait le giron de la France, pourrait être autre chose qu’un tripot mis en coupe réglée par les mafias. »

 

Elle appelle quelques observations :

1/ La Corse ne s’est jamais réfugiée dans le giron de la France : elle y a été jetée contre sa volonté et par la force des armes.

2/ Elle était, avant ce triste épisode de son histoire, une république démocratique ; ni un tripot, ni un panier de crabes poudrés comme, à la même époque, la « cour parfumée » de Louis XV. Monsieur Barbier n’aurait d’ailleurs pas dépareillé dans ce décor : son inclination particulière au persiflage lui aurait permis de trouver sa place dans un salon, un de ceux qui n’ont jamais été éclairés par les Lumières.  

3/ La tentative actuelle de « mise en coupe réglée par les mafias » vient précisément de la France et de ses associés, à travers notamment le fameux PADDUC (que les « fous » dont parle Monsieur Barbier sont les seuls à combattre vraiment…)

 

Souhaitons en conclusion que Christophe Barbier continue, longtemps, à écrire comme il le fait. Chacune de ses phrases outrancières  nous fait gagner de nouveaux soutiens.

 

Jean-Guy Talamoni

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Published by jean-guy talamoni - dans Articles politiques
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commentaires

ghjattuvolpa 04/05/2009 18:40

Effectivement on voit très bien Barbier jouer dans le film "Ridicule". Mais qui est le plus ridicule? Le petit "roturier" avide de rénovation, de bien public, de progrès, de respect des cultures ou bien le fat poudré et enturbanné dont l'essentiel de l'intelligence s'emploie à faire des mots, à ridiculiser tout ce qui n'est ni vain, ni frivole.

paul antonietti 03/05/2009 14:36

Trouvé ça sur le net, un débat Hamon, Frédéric Lefebvre! Alors Jean-Guy, terroriste? Lefebvre lui, alias la voix de son maitre, il a dépassé les limites de tout!

"dimanche 1 février 2009
Pour Frédéric Lefebvre, Talamoni est à la limite du terrorisme

Sur ce court extrait d'un débat organisé par Libération entre Benoit Hamon et Frédéric Lefebvre, le député-suppléant porte-parole de l'UMP s'empêtre dans sa réponse sur la mutation-sanction du préfet de la Manche. ce dernier a été muté après à peine 6 mois de fonction, suite aux manifestations houleuses (mais sans violence) qui ont accompagné la visite de Nicolas Sarkozy à Saint Lô le 12 janvier dernier. Furieux, Sarkozy aurait demandé sa tête. Benoit Hamon lance l'assaut, placidement et efficacement, en critiquant le caprice du Monarque. Frédéric Lefebvre est embarrassé :

"Moi je suis désolé, je ne suis pas le ministre de l'Intérieur. Mais visiblement c'est une sanction puisqu'il est muté au bout de 6 mois (...). Je ne connais pas encore le détail des dossiers de fonctionnement des préfets."

Puis :

"Il y a un point qui est un point important, c'est que... je considère que dans ce pays il n'y a pas que les clampins qui doivent payer."

Benoit Hamon ayant rappelé le limogeage du responsable de la coordination des polices en Corse après l'invasion du jardin de Christian Clavier, Lefebvre s'empêtre : "Vous oubliez juste quelqque chose, Benoit Hamon, c'est que Christian Clavier habite dans une résidence où les gens sont menacés y compris de mort... (...) Dans cette résidence, on sait qu'il y a des gens qui sont menacés par des terroristes, et le patron de la police à l'époque en Corse prend la responsabilité de laisser venir des terroristes corses... parce que les gens gentils ..." Hamon l'interrompt: "Talamoni, c'est un terroriste ?" Lefebvre bafouille : "Y a pas que Talamoni qui était le groupe..." Hamon réplique : "Non, mais moi j'ai entendu... je crois qu'il y avait Talamoni, non ? C'est donc un terroriste ?"

Lefebvre : "D'abord, monsieur Talamoni est à la limite... et ensuite, il n'y avait pas que lui"
Hamon: "Non mais vous savez qu'il siège à l'Assemblée Corse ?"
Lefebvre : "Et alors, il est à la limite..."
Quelques minutes plus tard, Hamon insiste : "Mais c'est quoi être à la limite du terrorisme ?"

Pendant cet échange, Hamon sourit, jubile. Il a raison.

Cardone 03/05/2009 10:06

Bonghjornu,

Une loi ne pourra jamais obliger un homme à m'aimer mais il est important qu'elle lui interdise de me lyncher.
Martin Luther King

paul antonietti 02/05/2009 19:45

De quoi faut il encore s'étonner du "pays des droits de l'homme"? Les tibétains aussi sont très contents parait -il!


La France bloque le dossier des droits de l'homme au Sahara occidental

La France s'est opposée, jeudi soir 30 avril, à New York, à ce que le Conseil de sécurité de l'ONU élargisse le mandat du contingent des casques bleus au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l'homme dans l'ancienne colonie espagnole. Celle-ci est aujourd'hui occupée par le Maroc, tandis que plusieurs dizaines de milliers de réfugiés sahraouis vivent dans des conditions précaires à Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie.
Adoptée à l'unanimité, la résolution 1871 maintient le statu quo. Le mandat de la Minurso est prolongé d'un an, et le Conseil demande au Maroc et aux indépendantistes du Front Polisario de "négocier sans conditions préalables et de bonne foi". Il appuie la recommandation de Christopher Ross, l'envoyé spécial de M. Ban Ki-moon, pour qui les conditions n'étant pas réunies pour une reprise de négociations officielles (de type Manhasset), il vaut mieux, dans un premier temps, que les deux parties procèdent à "des discussions informelles".
A l'issue de la séance, Ahmed Boukhari, représentant du Polisario à l'ONU, a vivement reproché à la France d'avoir "empêché le Conseil de sécurité de prendre en compte la question des droits de l'homme". "S'il n'y a pas aujourd'hui de solution politique ou de référendum au Sahara, c'est principalement à cause de la France", a-t-il ajouté.
Le Front Polisario voulait que le Conseil de sécurité évoque clairement la question des droits de l'homme au Sahara, et que ceci figure dans la résolution adoptée. Le Costa Rica et l'Ouganda l'ont appuyé. Mais la France, se rangeant comme chaque fois dans le camp du Maroc, s'y est opposée. Les discussions ont été serrées, le représentant français, Jean-Maurice Ripert, bataillant pour chaque mot. Les uns et les autres ont fini par se mettre d'accord sur une formulation ambiguë, selon laquelle il est "important de réaliser des progrès concernant la dimension humaine du conflit".
AMERTUME
Après le vote, l'ambassadeur français a tenu à rappeler le soutien de la France au plan d'autonomie marocain de 2007. Un plan qui exclut toute idée d'indépendance, d'où son rejet catégorique par le Front Polisario. En réponse aux accusations des indépendantistes sahraouis, M. Ripert a indiqué au Monde qu'il avait surtout cherché à favoriser "un texte consensuel qui évite les sujets controversés entre les parties".
L'amertume des indépendantistes sahraouis à l'égard de la France est d'autant plus grande que plusieurs rapports (en particulier celui de l'ONG Human Rights Watch) ont tenté, ces derniers mois, d'attirer l'attention de la communauté internationale sur la question des droits de l'homme au Sahara occidental. Une délégation du Parlement européen s'est alarmée, mi-mars, de la situation qui y prévaut, et a proposé que le mandat des Nations unies "inclue le monitoring de la situation des droits de l'homme dans la région", y compris dans les camps de Tindouf.
Parce qu'il a été porté à la connaissance du public par le quotidien espagnol El Pais, ce rapport a déclenché la colère et l'embarras des autorités marocaines.

Ratman 02/05/2009 14:43

Il a quand même un problème ce type? il s'est fait viré par un(e) Corse?(je ne connais pas ses orientations sexuelles),mais cette haine n'est pas normale, il faut prévenir son patron, la DNAT, le GIGN, le Pape, Sarko, je sais pas, il faut l'interner, il faut surtout le faire taire. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'il ne comprenne pas!

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  • : Jean-Guy Talamoni
  • Jean-Guy Talamoni
  • : Jean-Guy Talamoni est avocat. Président de l'Assemblée de Corse, il a publié deux ouvrages politiques, "Ce que nous sommes" (Ramsay/DCL, 2001) et "Libertà" (2004), ainsi que trois livres sur la langue corse.
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