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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 15:10

 

Dans ce rapport sur les violations des droits humains par les membres des forces dites « de l’ordre » - et l’impunité dont bénéficient souvent ces derniers -, est notamment exposé le cas de Pierre, un adolescent un peu plus âgé que Xavier Orsini et qui a été, lui aussi, grièvement blessé par le tir d’un policier.

Le paragraphe du rapport évoquant « l’enquête » menée dans cette affaire est assez inquiétant :

 

« Le cas de Pierre

Le 27 novembre 2007, Pierre, alors âgé de seize ans, a définitivement perdu l'usage de son œil droit après avoir été blessé par une balle en caoutchouc provenant d'une arme en cours d'expérimentation, utilisée par un policier encagoulé lors d'une manifestation à Nantes.
Sa famille a porté plainte auprès du procureur de la République le 6 décembre 2007, et ce dernier a immédiatement demandé à l'IGPN d'ouvrir une enquête interne pour tenter de déterminer ce qui s'était produit. L'IGPN a remis son rapport au procureur en avril 2008. Selon ce document, deux policiers avaient tiré des balles en caoutchouc pendant la manifestation. Toutefois, aucun des deux n'était désigné comme responsable du tir qui avait blessé le jeune homme. Les proches de Pierre se sont entretenus avec Amnesty International. Ils disaient avoir l'impression que l'enquête de l'IGPN essayait délibérément d'éviter de désigner des coupables et qu'elle n'était donc pas du tout satisfaisante. Les vidéos de la manifestation remises à l'IGPN par deux corps de police différents ne contiennent pas de prise de vue relative au moment précis où le jeune homme a été blessé.
Par ailleurs, la famille du jeune homme regrette de ne pas trouver dans le rapport de l'IGPN de données fournies par la police indiquant quelles armes ont été utilisées et le nombre de balles restant dans l'arme de chaque policier à la fin de la manifestation.

 

Le 10 juillet 2008, une information judiciaire a été ouverte du chef de « coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours avec la circonstance que les faits ont été commis avec armes et par une personne dépositaire de l'autorité publique ». L'enquête se poursuit lentement. »

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Published by jean-guy talamoni - dans In la mio biblioteca ci hè...
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Pasquale SP 20/04/2009 21:05

Par les temps qui courent, la "détention" d'un objet à l'effigie du "Ribellu" (pour n'en citer qu'un) suffit à vous placer en position de suspect susceptible de poursuites pour... "participation à une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes". (j'hésite à mettre un smiley, le trait étant à peine forcé :)
Depuis les manifestations en faveur d'Yvan Colonna, l'agitation d'un simple drapeau corse tend à passer pour une indiscutable preuve d'activisme. (smiley ? pas smiley ? :)
On nous avait inculqué l'équation primaire : nationaliste = terroriste à enfermer.
Va-t-on en laisser émerger une nouvelle, plus succincte encore : corse = terroriste ?
Qui ose nier le particularisme corse, récuse aussi cette équation !
Désormais et après ce qui s'est passé avec l'instruction et le procès "à charge" d'Yvan Colonna, on est en DEVOIR de se demander si naître Corse induit aussi de se voir réserver sa place en prison.

D'aucuns veulent faire abolir la législation (sur l'association de malfaiteurs) qui permet d'incriminer non des actes, mais des intentions supposées.
Moi je dis : conservons cette législation, elle fait de nous des guerriers, quand d'autres n'ont que la "grégarité" de moutons !

PSP

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  • : Jean-Guy Talamoni
  • Jean-Guy Talamoni
  • : Jean-Guy Talamoni est avocat. Président de l'Assemblée de Corse, il a publié deux ouvrages politiques, "Ce que nous sommes" (Ramsay/DCL, 2001) et "Libertà" (2004), ainsi que trois livres sur la langue corse.
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