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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 08:59

Une française de 34 ans, Florence Cassez, vient d’être condamnée par la justice mexicaine à finir ses jours en prison pour des crimes qu’elle n’a manifestement pas commis. La version de l’accusation se heurte à de graves contradictions. Par exemple, elle lui reproche des infractions ayant eu lieu en 2002 alors qu’elle est arrivée au Mexique en… 2003 ! Un seul élément semble expliquer cette décision dont l’injustice est tout à fait évidente : la volonté de ne pas désavouer le ministre mexicain de la sécurité publique, Genaro Garcia Luna.

En résumé : une condamnation injuste et d’une lourdeur extrême, une position de l’accusation parfaitement intenable, une juridiction soumise à la volonté d’un ministre de l’intérieur…

Ca ne vous rappelle rien ?

Autre point inquiétant : la condamnation vient d’être confirmée en appel, sans même que le ministre Genaro Garcia Luna ne soit devenu entre-temps Président de la République mexicaine…

 

Jean-Guy Talamoni

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commentaires

D
ça serait convenable de ne pas melanger le cas de Mlle Cassez, femme amoreuse d'un chef de gang, accusé pour participer au kidnaping de gens ordinaire, reconu par les victimes; avec Mr Colonna, accusé d'assesinat politique sans preuves!!!
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F
A noter aussi les "amitiés" douteuses du chef de l'état français avec un homme d'affaires mexicain sulfureux...lié au narcotraffic (cf. J-M Apathie hier soir sur Canal +). Mais bon, pas besoin d'aller au Mexique pour s'apercevoir des collusions douteuses entre pouvoir, grand patronat, affairisme international, mafia politique...<br /> Avec la disparition de la cour de sûreté de l'état la notion de prisonnier politique a disparu également ! Résultat des courses : la SDAT reste une juridiction assez proche de la cour de sûreté de l'état dans sa philosophie, mais les prévenus sont traités comme des terroristes crapuleux !!!<br /> Sans revenir sur cette suppression de 1981 (je n'étais même pas né) je trouve que c'est une action à double tranchant : certes, on confie désormais les affaires de la sécurité intérieure à des juridictions de "droit commun" (encore que nous ayons très souvent droit à des cours d'assises spéciales et des enquêtes menées par la police politique de la SDAT) mais par la même occasion on perd la notion fondamentale de prisonnier politique.<br /> Basques, catalans, bretons, occitans, corses, militants syndicalistes, militants révolutionnaires de gauche, toutes ces catégories ont eu des prisonniers politiques...qui n'ont jamais été reconnus comme tels par l'Etat français.
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D
La violence d'état s'exerce dans de multiples façons, de la base au sommet, et grâce à internet, les témoignages en sont maintenant plus visibles : <br /> http://www.rue89.com/2009/03/04/jugee-car-je-photographie-les-arrestations-de-sans-papiers<br /> <br /> A verità sempre finisce per vince. Ma tanti lotte per quessa
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Présentation

  • : Jean-Guy Talamoni
  • : Jean-Guy Talamoni est avocat. Président de l'Assemblée de Corse, il a publié deux ouvrages politiques, "Ce que nous sommes" (Ramsay/DCL, 2001) et "Libertà" (2004), ainsi que trois livres sur la langue corse.
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