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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 15:18

 

 

L’indépendantiste Oscar Temaru vient d’être élu, à une large majorité, Président de la Polynésie (dite « française », mais jusqu’à quand ?). 37 voix sur 57 se sont portées sur sa candidature. Le nouveau chef de l’exécutif polynésien a déclaré : « Nous avons besoin de faire la paix entre nous d’abord… ». La non-inscrite Sandra Levy-Agami a également évoqué une « réconciliation de tous et une écoute permanente des uns et des autres » ainsi qu’un « comportement plus polynésien dans la vie publique locale », ajoutant : « Il faut redonner une âme polynésienne au développement de la Polynésie (...) mais nous devrons d'abord apprendre qui nous sommes et d'où nous venons pour savoir quelle voie choisir et comment la suivre ». Si les élus corses étaient collectivement capables de mettre en œuvre de tels principes, on ne parlerait certainement plus de démarches nocives et importées telles que le PADDUC.

Rappelons que le Tavini, parti du nouveau Président de Polynésie, entretient depuis des années d’étroites relations politiques avec les indépendantistes corses et qu’il a participé, à travers de fortes délégations, à plusieurs éditions des Journées internationales de Corti. En outre, ce parti est signataire de la « Déclaration des peuples sans Etat sous tutelle française » (Corti, août 2006).

 

J-G Talamoni

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Published by jean-guy talamoni - dans Articles politiques
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commentaires

Julien Mazzoni 13/02/2009 04:34

C'est une victoire, soit, mais n'oublions pas que la vie politique de Tahiti Nui (le vrai nom de la polynésie dite française) est un véritable casse-tête pour les non-initiés et que Monsieur Temaru a souvent retourné sa veste...
Cependant cette victoire (j'estime pour ma part que le terme triomphe est un peu exagéré) est certainement une chose positive pour les Tahitiens et les peuples sans État.
Inspirons nous de cette unité pour faire avancer les choses chez nous.
Par ailleurs (campù in Kanaky), aujourd'hui, 13 février, une marche était organisée dans les rues de Nouméa, pour dénoncer la colonisation de peuplement orchestrée (depuis 150 ans et de manière de plus en plus appuyée ces dernières années, boom du nickel oblige...) par l'État français et pour dénoncer la non-application de l'article de l'accord de Nouméa prévoyant la priorité à l'emploi local.
La colonisation dans ce qu'elle a de plus pervers continue et la tenson monte ici. Pour ma part, je pense que les choses risquent de dégénérer sous peu de temps. Les élections provinciales (équivalent des régionales) auront lieu le 10 mai et les indépendantistes ont du mal à s'unir. Pour exemple, le principal syndicat indépendantiste, l'USTKE, a refusé de prendre part à cette marche et se présentera seul (sous l'étiquette Parti travailliste) à ce scrutin.
Il a ses raisons, que je ne souhaite pas commenter, mais la démarche initiale en pâtit.
Il est grand temps de mettre en commun notre énergie et nos idées pour faire avancer le concept d'identité autochtone (corse, calédonienne, tahitienne, etc.) afin d'opposer un rempart à la machine coloniale.
J'espère ne pas être trop sorti du sujet...
Salute

jean-guy talamoni 13/02/2009 09:14


Salute. Il est vrai que de nombreuses difficultés subsisteront en Polynésie, mais l'avancée enregistrée est importante. Pour le reste, il faut effectivement renforcer le travail en commun. À cet
égard, la déclaration de Corti a été une bonne chose et nous sommes demeurés en contact avec nos partenaires basques, catalans, tahitiens et autres... Marci pour vos réflexions. À prestu.
JGT

PS: rappel de la déclaration de Corti (5 août 2006)

Nous organisations issues des peuples Corse, Polynesien, Basque, Breton, Catalan, Occitan et Martiniquais, Guyanais tant en vertu du droit national qu’en référence à la résolution 1514 des
nations unies et de la charte des droits civils et politiques des nations Unies de 1966, déclarons solennellement le caractère imprescriptible et inaliénable des droits suivants:


1°) droit de mettre en œuvre, dans le cadre d’un statut officiel, le développement de nos langues et cultures.


2°) droit de promouvoir et de maîtriser son développement économique et social.


3°) droit à la reconnaissance comme peuple et nation.


4°) droit à l’autodétermination.


5°) droit à mettre en œuvre un processus de décolonisation.


Batasuna, Abertzaleen Batasuna (Euskal Herria, Pays Basque), Corsica Nazione independente (Corsica), Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste (Breizh), Tavini Huiratira (Polynésie), Parti
Komunis Pou Lendependans ek Sosyalism et Consel National des Conseils Populaires (Martinique), Anaram Au Patac (Mouvement de la Gauche Revolutionaire Occitanne), Mouvement de Décolonisation et
d’Emancipation Sociale (Guyane), ERC Gauche Republicaine Catalane, Union du Peuple Alsacien (Alsace)



Présentation

  • : Jean-Guy Talamoni
  • Jean-Guy Talamoni
  • : Jean-Guy Talamoni est avocat. Président de l'Assemblée de Corse, il a publié deux ouvrages politiques, "Ce que nous sommes" (Ramsay/DCL, 2001) et "Libertà" (2004), ainsi que trois livres sur la langue corse.
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